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Un peu de chinoiseries

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Re: Un peu de chinoiseries

Ouais ! Mon PC remaaaaaarche ! Youhou !

Bon sinon, petite devinette. Voilà : à votre avis, à quoi sert ce monument qui date de l'an 742 ?

Monument

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Re: Un peu de chinoiseries

Moi je sais mais je ne dirai rien ^^

Petit indice quand même :

Spoiler

"La plus grande consolation pour la médiocrité est de voir que le génie n'est pas immortel" (Johann Wolfgang von Gœthe)

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Re: Un peu de chinoiseries

Vu l'indice que tu donnes, en effet, tu as trouvé hahaha

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Re: Un peu de chinoiseries

Je l'ai déjà dit mais la bouffe en Chine, c'est très important. Je vais donc vous rapporter quelques éléments importants à savoir quand vous êtes là-bas.

- Il n'est pas rare que des gens dans la rue vous demandent si vous avez déjà mangé. 你吃过了吗?(ni chi guo le ma?). Cela peut paraître déroutant au premier abord mais c'est juste une façon différente de notre "comment ça va ?" pour saluer quelqu'un. Ne vous embêtez pas à dire la vérité, ils s'en fichent pas mal comme nous lorsqu'on demande si tout va bien. Répondez que vous avez déjà mangé ou que vous êtes sur le point de le faire. Dans la négative, la personne ne sentira obligée de demander pourquoi — sous entendu quelque chose ne va pas.

- Il n'existe pas, à proprement parler, de formule de politesse correspondant à notre "bon appétit". Quand il est l'heure de manger, on appelle tout le monde et on commence. Par contre, il peut arriver, si quelqu'un finit avant les autres qu'il dise 你们慢慢吃 ("nimen man man chi" prenez votre temps pour manger). Idem si vous marchez et que vous voyez quelqu'un à table occuper à manger. C'est une formule qui peut paraître traître quand on ne la connaît pas car si on la traduit littéralement, cela signifie "mangez lentement". C'est évidemment une très mauvaise traduction et il ne faut pas comprendre la formule dans ce sens là. La première fois que je l'ai entendue — j'apprenais le chinois depuis 1 an et demi — c'est mon beau-père qui me l'a sortie. On mangeait tous ensemble et comme il était pressé, il s'est dépêché de finir son bol pour repartir au boulot. En quittant la table il m'a sorti ladite formule. Je comprenais le sens des mots séparément sans connaître la formule et n'ai pas compris pourquoi mon beau-père me demandait de manger lentement alors qu'il avait fini si vite. Sur le coup, je l'ai mal pris. J'ai alors demandé à ma femme qui m'a répondu en rigolant que je n'avais pas compris le sens et que c'était au contraire très poli.

- On ne mange pas chacun dans son assiette. Dans certaines circonstances c'est possible mais généralement, qu'on soit au restaurant ou à la maison, les plats sont disposés sur la table et chacun se sert au fur et à mesure. À tous ceux qui se diraient que c'est pas hygiénique et pas très poli, il y a des règles à respecter. J'en donne quelques-unes : ne pas fouiller avec ces baguettes dans tout le plat, ne pas choisir trop longtemps l'aliment qu'on veut, ne pas remettre un aliment qu'on a pris avec ces baguettes, ne pas prendre les morceaux qui sont dans la partie opposée à nous du plat, ne pas lécher ses baguettes avant de prendre un aliment, essayer de toucher le moins d'aliments possible quand on prend quelque chose dans le plat, ne pas toucher des baguettes avec ses propres baguettes, ne pas laisser ses baguettes dans le plat, ne pas planter ses baguettes dans le plat, ne pas prendre trop de morceaux d'un coup du même plat, ne pas prendre toute sa nourriture d'un même plat, etc.

- De même, il est bon de servir ses aînés et de se laisser servir par ses cadets, même s'il est bon, dans certaines circonstances, de "refuser un peu" de se laisser servir. Par contre, si c'est un aîné, il ne faut pas trop accepter, même si on ne peut pas trop refuser s'il commence l'action. Beaucoup de "comédies" là-dedans mais je trouve ça très intéressant du point de vue de la politesse. On est toujours dans l'idée de la protection de la face. Et perso, je trouve que ça marche bien. Ce que vous devez plutôt faire si vous vous êtes fait servir par un plus âgé une fois, c'est éviter de vous faire resservir à chaque fois. Il vous faudra être plus actifs dans le dîner.

- Lorsque vous êtes invité par quelqu'un, cette personne veillera à ce que vous mangez à votre fin. C'est une véritable mission qui peut être dure à vivre pour l'invité s'il n'a pas l'habitude de cette façon de faire. Si vous ne mangez pas beaucoup, vous serez "harcelé" gentiment et on vous dira de manger tel plat, de prendre de la viande, de reprendre le plat dans lequel vous venez de piocher parce que vous avez l'air de bien aimer, etc. C'est fait le plus sincèrement du monde mais c'est parfois difficile.

- Au restaurant, une fois la commande prise, les plats peuvent arriver assez vite mais de manière désordonnée en ce qui nous concerne. Par exemple, le riz ou les nouilles, arrivent en général à la fin. Les pommes de terre ou le riz agglutiné dans un plat ne sont pas considéré comme l'aliment de base. Donc, vous pouvez manger des patates sur votre bol de riz.

- Pour payer, ça peut être la bagarre. Disons, que les gens vont normalement essayer d'aller payer en douce. Si vous êtes avec des amis, vous devez partir un peu plus tôt car autrement, l'autre personne fera tout pour payer. C'est vraiment marrant à voir. Bien entendu, vous ne devez pas tout le temps accepter qu'on paye pour vous. Il faut aussi "se battre". Tout ceci fonctionne d'après la logique du don que j'avais déjà expliqué je crois. En gros, chacun paye à son tour pour tout le monde, ce n'est qu'une question de temps. Si tu le fais jamais, tu seras très mal vu dans le groupe et plus trop invité.

- En ce qui concerne la table tournante, c'est évidemment très pratique mais vous ne pouvez pas trop la tourner comme vous voulez. Il faut bien regarder que personne n'est occupé à prendre de la nourriture, ensuite commencer à tourner lentement la plaque tout en vérifiant toujours que personne ne prenne quelque chose dans un plat — dans l'affirmative, faut attendre un petit peu — et ne pas forcément mettre le plat qu'on veut juste devant soi. Un peu de côté pour avoir l'occasion de se resservir avant que la plaque recommence à tourner.

Si j'ai d'autres choses qui me viennent, je compléterai dans un autre poste. Si vous avez des questions n'hésitez pas ;-)

EDIT :

J'en profite pour confirmer une chose après le live d'hier. Pour résumer, Hooper se demandait si je vivais bien en Chine. Je confirme. J'expliquerai sans doute pourquoi une autre fois ^^

Edité par Pang Tong le 26/08/2019 - 10:43

"La plus grande consolation pour la médiocrité est de voir que le génie n'est pas immortel" (Johann Wolfgang von Gœthe)

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Re: Un peu de chinoiseries

Un autre avis sur un livre, de Mo Yan cette fois-ci :-)

Citation:
Le supplice du santal de Mo Yan (2001).

L'histoire se déroule en Chine, à la fin de la dynastie Qing. Sun Bing, chanteur d'opéra reconverti en tenancier d'une maison de thé est condamné à subir le supplice du santal — c'est-à-dire à se faire empaler — pour rébellion.

Après s'être fait humilier par le sous-préfet Qian Ding, amant de la belle Meiniang, elle-même fille de Sun Bing, ce dernier se reconvertit en tenancier d'une maison de thé en compagnie de sa deuxième femme et de ses deux nouveaux enfants. Le bonheur sera de courte durée car une série d'événements tragiques aux conséquences de plus en plus désastreuses vont entraîner le pauvre Sun Bing à devenir le chef d'une révolte visant à châtier les soldats allemands chargés de surveiller la construction de la nouvelle ligne de chemin de fer devant relier Qingdao — eh oui, comme la bière — à Jinan dans la province du Shandong.

Suite à sa capture, Yuan Shikai — militaire et homme politique ayant vraiment existé, — soucieux de plaire au commandant allemand Kleist — personnage fictif — ordonne de trouver un bourreau capable de produire un supplice suffisamment horrible pour punir le rebelle tout en offrant un exemple à la population locale. Après quelques recherches, l'ancien bourreau de la Cour Zhao Jia est assigné à cette tâche. Zhao Jia, désireux de se faire aider dans cet ultime travail, demande alors à son fils Petit-Jia de l'aider ; Petit-Jia qui n'est autre que le mari de la belle Meiniang...

Le roman est vraiment dur et est fortement à déconseiller aux âmes sensibles. Il est, en effet, rempli de descriptions sur les moyens de tortures utilisés en Chine à cette époque et dans les temps précédents. J'ai en tête notamment le passage sur le Lingchi — supplice consistant à dépecer vivant le condamné à mort — dans lequel rien ne nous est épargné. J'ai lu ce chapitre d'une traite et n'ai pas pu dormir après tellement il était horrible pour moi d'imaginer cette scène. Le plus effrayant n'est pas le côté gore — parce que des bouts de viandes, il en vole tout au long du roman — mais plutôt de se dire que jusqu'à il n'y a pas très longtemps, il était possible de subir un sort pareil. Je n'ai pas peur de faire le brave mais là, je sais d'avance que c'est au-dessus de mes forces.

Après avoir dit ça, le livre a-t-il un intérêt à être lu ? Je pense que oui car la structure du roman — construit non pas sur un plan chronologique mais faisant des allers-retours entre les différents personnages, leurs ressentis, leur histoire, les actions plus concrètes et le dénouement, — l'écriture de l'auteur — Mo Yan est prix nobel de littérature 2012 — les références nombreuses à la culture chinoise, en dehors des scènes abominables de torture, permettent un regard sur la Chine de cette époque ainsi que des siècles précédents. Les questions relatives à l'Empire, au poids de la tradition, à l'ouverture du pays aux puissances étrangères qui n'hésiterons pas à le mettre à genoux, au mélange entre fiction et références historiques véritables, etc. sont abordées dans ce long roman qui ne peut laisser indifférent.

Je conseille donc aux gens qui voudraient en savoir un peu plus sur la Chine même si je répète qu'il n'est vraiment pas pour tout le monde..

À ceux qui souhaiteraient tout de même lire du Mo Yan sans toutes ces horreurs, je conseillerais plutôt Beaux seins, Belles fesses du même auteur, qui n'est pas un livre cochon et que je présenterai une prochaine fois.

Bonne lecture !

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Re: Un peu de chinoiseries

Aujourd'hui, je vous remets un petit résumé — que j'avais écrit sur le topic des lectures — d'un des 4 romans d'or chinois : Au bord de l'eau.

Citation:
Le livre que je vous propose aujourd'hui est un véritable monument de la littérature chinoise ; j'ai nommé : Au bord de l'eau qu'on attribue généralement à Shi Nai'an (XIVe siècle).

Pour vous situer l'ouvrage, il figure parmi les 4 romans d'or de la Chine à côté : du Roman des Trois royaumes, du Rêve dans le pavillon rouge et du Pèlerinage vers l'Ouest.

Le roman raconte les aventures de 108 brigands férus de justice et de castagne. Ces aventuriers peu communs seront réunis au fil de l'histoire sous la direction de Chao Gai avant de passer sous la houlette de Song Jiang. Cette bande va dresser son camp de base et former une véritable armée au mont Liang pour s'opposer à la corruption des gouvernements locaux et des hauts fonctionnaires de l'empereur. La trame est prétexte à suivre les aventures de ces personnages truculents.

Les 108 brigands sont divisibles en deux catégories : les 36 astres célestes d'une part ; les 72 astres terrestres de l'autre.

La première catégorie comporte les personnages les plus importants, les plus charismatiques et les plus forts. On y retrouve entre autres : Lin Chong, sorte d'ancien général formateur déchu pour ne pas avoir donné sa femme en pâture au fils du ministre félon Gaojiu — son histoire est super triste — ; Lu Zhi-shen, énorme moine tatoué, amateur de bonne chair et de bon vin et doté d'une force prodigieuse ; Wu Song, dont le fait d'arme le plus connu est d'avoir réussi à tuer un tigre adulte à mains nues, rien que ça ; Li Kui, sorte d'Obélix psychopathe, passant son temps à vouloir trucider les gens — et parfois les bouffer.

La deuxième catégorie recèle des personnages secondaires, moins forts et moins intéressants que ceux issus de la première catégorie ; ceux-là étant, en quelque sorte, les lieutenants de ceux-ci. Pour autant, leurs actions sont déterminantes. On peut citer la gargote de Zhu Gui utilisée comme une couverture en vue de récolter des informations incognito. Je ne vous conseille cependant pas d'y aller car vous finiriez en morceaux, haché et intégré dans la farce de raviolis chinois...

Le livre est d'une certaine complexité, non pas du point de vue de l'intrigue principale — même si beaucoup d'histoires secondaires se chevauchent — mais par le nombre de personnages y jouant un rôle et par sa longueur. Il existe en effet, beaucoup" d'histoires dans l'histoire", ce qui peut rendre la lecture du roman un peu plus ardue. Dans sa version Folio, il est divisé en 2 tomes de plus ou moins 1000 pages tout de même. Une autre difficulté à ajouter concerne directement les références culturelles chinoises. Il y a beaucoup de notes explicatives mais tout n'est pas toujours dit et certaines scènes peuvent laisser un lecteur occidental perplexe...

Dernier élément, il existe plusieurs versions du roman. La version Folio est la dernière édition, quelque peu revue et corrigée dans laquelle il manque la dernière partie du roman qui est capitale à mon sens. La meilleure version française est, selon moi, l'édition La Pléïade, car elle est la plus complète — et malheureusement la plus chère aussi. La traduction est critiquable car on sent dans certains passages — notamment lors du combat entre Wu Song et le tigre — que la version française n'est pas assez sophistiquée et pas aussi précise que la version originale.

Quoi qu'il en soit, à tous les courageux qui seraient tentés par l'aventure, je leur souhaite bon courage et surtout bonne lecture !

Edité par Pang Tong le 28/08/2019 - 11:22

"La plus grande consolation pour la médiocrité est de voir que le génie n'est pas immortel" (Johann Wolfgang von Gœthe)

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Re: Un peu de chinoiseries

Pour les histoires de bouffes et de politesse je trouve pas ça dépaysant, c’est la même chez nous j’ai l’impression, en gros. Par contre niveau picole en mangeant ? Ils se sont mis au rouge ou pas ? :D
Non mais plus sérieusement ils boivent en mangeant ou c’est pas le délire du coin ?

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Re: Un peu de chinoiseries

Disons que c'est assez logique quand on y pense. Même si c'est un peu différent, le bon sens fait que tu peux pas te tromper normalement. Mis à part une ou deux maladresses au début, on m'a jamais reproché grand chose à ce niveau là.

À ce sujet, j'ai oublié de mentionner une petite chose sur les baguettes. Quand des Occidentaux tentent de manger "à la chinoise", ils utilisent, en général, très mal les baguettes. C'est normal pour ceux qui n'ont pas l'habitude mais ça m'embête un peu plus quand ce sont des gens qui vivent en Chine depuis plusieurs années. On ne prend pas ses baguettes comme un crayon pour écrire, c'est-à-dire avec les mains proche des pointes. On doit tenter de placer ses mains le plus proche du "derrière" des baguettes. Plus on le prend éloigné des pointes, mieux c'est. Évidemment, c'est un peu plus difficile ^^

En ce qui concerne l'alcool, ça varie en fonction des régions.

On trouve de l'alcool blanc — 50°-70° —, de l'alcool jaune — plus ou moins 15° — et de la bière — 2,5°-3,5°.

En général on boit de l'alcool blanc un peu partout en Chine. C'est hyper fort mais on peut en trouver avec un goût très fruité, qui passe très bien.

L'alcool jaune est plus spécifique au Zhejiang — la province où j'ai travaillé pendant trois ans. L'alcool est originaire de la ville où je travaillais : Shaoxing. Ça a un goût très particulier même si on s'y fait à la longue. Par contre, je vous déconseille la gueule de bois avec cet alcool car vous aurez la bouche ultra sèche avec de solide mal de tête...

On peut aussi trouvé de l'alcool de riz qu'on fait à la maison. Mon beau-père en fait chaque année vers la mi-automne. C'est encore plus particulier...

L'hiver, l'alcool jaune et l'alcool de riz peuvent se boire après être chauffé au préalable. Là, je dois dire que c'est vraiment bon.

Sinon, y a de plus en plus de gens qui se mettent à boire du vin rouge. C'est en général des marques chinoises et c'est absolument dégueulasse. J'ai jamais rien bu de pire... honnêtement. Si vous en trouvez, passez votre chemin !

Pour la pratique de la boisson, ça dépend des générations même si on boit souvent à table. D'ailleurs, beaucoup trop de gens boivent de l'alcool en Chine. Surtout les hommes, même si les femmes peuvent de temps en temps boire également.

Après, ils ont une façon très sociale de boire. On ne boit pas chacun de son côté mais on s'invite mutuellement à boire. Si on est avec un aîné ou un supérieur, on l'invite à boire et, dans la mesure du possible, on ne se laisse pas inviter ou servir par lui comme je l'avais déjà dit. Après, s'il est bon d'insister un peu, il ne faut pas trop exagérer. S'il veut pas, il veut pas.

Sinon, beaucoup de jeunes — aide moins jeunes — vont au KTV — karaoké — où ils se louent une salle entre amis et picolent à l'envi.

"La plus grande consolation pour la médiocrité est de voir que le génie n'est pas immortel" (Johann Wolfgang von Gœthe)

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Re: Un peu de chinoiseries

Il a l’air costaud l’alcool blanc ! C’est quoi dedans ? Alcool de riz aussi ? En tant que belge j’imagine pas la déception avec leurs bières :)
Pour le rouge qui sait, avec ce qu’ils rachètent en France dont le savoir faire ils feront bientôt aussi bien chez eux. Et donc pour la bouffe ils arrosent ça d’alcool de riz pas trop fort, c’est un peu leur vin quoi.

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Re: Un peu de chinoiseries

Les bières chinoises, c'est simple, c'est de la flotte. C'est ce que je prenais quand on voulait me faire picoler et que j'avais pas envie de boire de l'alcool ^^

L'alcool blanc, c'est bien de l'alcool de riz. Et ils arrosent pas mal leur riz avec oui. Un peu trop même parfois...

Pour le vin rouge, je ne sais pas s'ils seront capables d'en produire du bon car la marge entre un vin correct et leur abominable mixture — quand ils essayent de faire du von rouge — est trop élevée. C'est vraiment pas dans leur culture. Pour te dire, la plupart des gens là-bas ne savent même pas comment le boire et l'avalent froid...

Mais tu as raison sur l'alcool jaune. On peut considérer ça comme leur vin. M'enfin, il ne se boit pas partout en Chine. C'est essentiellement dans la province du Zhejiang. C'est une spécialité locale si tu préfères.

J'imagine aussi qu'il doit exister d'autres spécialités locales à base d'alcool mais je n'en connais pas d'autre perso.

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