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[Jeu/Découverte] - TriMovies le Renouveau

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Portrait de fuegosuave
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

ça y est !
J'ai fini les 6h du fleau :D
Eh ben dis donc, c'était long ce machin xD
Critique a venir :)

Et hop ! Un nouveau parlons-en !

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Pixel Boy
Portrait de Chuck Chan
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Ahah, t'es dévoué, c'est beau. Je me réjouis de lire ton avis :D

C'est marrant, je viens de regarder un excellent documentaire sur le premier Indiana Jones, et le cascadeur qui double Harrison en passant sous un camion pour se faire traîner ensuite par le fouet avait fait la même scène en se blessant sous les roues d'une diligence dans Legend of the Lone Ranger, le film que tu me fais voir via ce TriMovies Challenge et dont je n'ai jamais entendu parler jusqu'ici, et c'est lui qui a demandé à Spielberg de refaire cette scène à l'identique (qui n'était pas prévue au programme, donc) afin d'exorciser sa crainte et de prouver que la cascade était faisable. Coïncidence, le monde est petit, toussa toussa...

Portrait de fuegosuave
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Ah bah tiens je ne savais absolument pas :o
En tout cas merci pour l'info ^^
C'est vraiment marrant comme coïncidence, surtout que la trilogie Indiana Jones et ma trilogie préféré dans l'histoire du cinéma, le troisième étant même mon film préféré (ouais rien que ça :p).

Et hop ! Un nouveau parlons-en !

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Pixel Boy
Portrait de Chuck Chan
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Tout est lié !!

Portrait de Anonyme 01
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Il vous reste plus que 9 jours pour regarder vos films.

Gare à la sentence pour les sois-disant cinéphiles !

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Pixel Boy
Portrait de Chuck Chan
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies


Le Justicier Solitaire (The Legend of the Lone Ranger)
de William A. Fraker, 1981 (USA)

Le Justicier Solitaire est un personnage de fiction créé pour une série radiophonique en 1933, qui a presque atteint les 3'000 épisodes, preuve de son succès aux Etats-Unis. Il a été par la suite décliné en comics, en livres et en films. The Legend of The Lone Ranger est le quatrième film parmi les six portés à l'écran, le dernier datant de 2013 avec Johnny Depp.

Ce justicier évolue dans un far-west qui n'a jamais existé, un endroit merveilleux où les cow-boys vivent de formidables aventures à dos de cheval dans de grandes vallées peuplées d'indiens sages qui parlent anglais et où on peut croiser Buffalo Bill, Wild Bill Hicock, le général Custer et le Président Grant dans le même wagon. C'est une véritable mythologie du même ordre que Davy Crockett, un héros de la conquête de l'Ouest, avec toute la propagande vaguement nauséabonde qui va avec et qu'il faut dépasser pour pouvoir apprécier ce film qui, malheureusement, est parsemé de défauts.


La réalisation est impersonnelle et doublée d'un montage parfois raté, le plus frappant étant l'intro qui rush ces éléments : le héros cache un jeune indien traqué par des brigands, les parents du héros sont massacrés par ces brigands, il est recueilli et élevé par les indiens, puis retrouvés par un parent et ramené à la civilisation... tout ça en 4 minutes ! On n'a pas le temps de ressentir quoi que ce soit, on veut tellement tout nous raconter en 95 minutes qu'on repart avec les faits mais pas les émotions.

Un autre gros handicap du film est son propre bagage. Le film est clairement destiné à ceux qui ont aimé la série radio de l'époque et qui veulent de la nostalgie à tous les étages, du coup on nous ressort sans cesse les gimmicks qui caractérisent le héros : il crie souvent "Let's go, Silver !", la voix off rappelle directement l'émission radio, et le thème classique Ouverture Guillaume Tell est entendu 4 fois (et déjà rien qu'une fois, c'est assez pathétique). Je suis assez dur parce qu'il y a de bonnes choses dans le film et que cette façon de s'accrocher à ce point au passé rend l'ensemble niais. Encore un point qui m'a énervé, c'est le vieux grigou qu'on n'avait pas vu jusque là et qui tape la discute au héros pendant deux minutes alors qu'ils sont en pleine fusillade en contrebas d'un guet-apens. Heureusement, il meurt illico et finit de radoter.

Parmi les bonnes choses, il y a le casting correct avec Jason Robards en président, Michael Horse en sidekick indien (on croit en leur amitié, c'est le meilleur aspect du film pour moi), et Christopher Lloyd en bad guy (malheureusement, ses ambitions sont dignes d'un plan des Rapetous, c'est triste). Le héros est incarné par Klinton Spilsbury qui n'a que ce rôle à son actif et qui est plutôt moyen, en plus sa voix en VO n'est pas à la hauteur du reste du casting et fait pâle figure. D'ailleurs, la VO a été quasi entièrement redoublée en studio (ou dans une grotte, c'est à se demander), ce qui donne un côté cheap à l'ensemble. Je ne peux pas non plus empêcher un facepalm quand le héros met un masque qui lui entoure les yeux et que plus personne ne le reconnaît, pas même son amoureuse quand il se fait passer pour un prêtre au confessionnal, avouez que c'est une couleuvre dure à avaler.

La technique est bonne et les paysages sont beaux, forcément. Ils se sont donné les moyens avec des décors variés, un train qui a de la gueule, beaucoup de chevaux, des cascades impressionnantes et des explosions en pagaille. La musique est pompeuse mais c'est le genre qui veut ça, elle est par contre parfois inadaptée à la scène et c'est moins pardonnable. Une scène qui m'a bien plu est le domptage de son cheval blanc, tout en ralenti épique.

Bref, je pense que pour apprécier ce film de nos jours, il faut soit être un américain de 95 ans, soit avoir vu le film à sa sortie en étant gamin, la nostalgie gommant tous les problèmes rencontrés (tu me diras de quel côté tu te situes, fuegosuave ^^).

"Maybe you need a bigger target, like a sleepy buffalo."


Ma note : 5/10

Edité par Chuck Chan le 21/06/2016 - 00:39

Portrait de Nady
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

J'ai regardé Kaidan et The Company of Wolves et j'attends de recevoir mon bluray d'Amer mais il a l'air de mettre du temps à arriver :'( Je posterai mes critiques en même temps !

Portrait de Olaf Grosse Barbe
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Sélection des films de Suprême Yoshiphile

Bon a la base je voulais partir sur trois critiques sur une même problématique et travailler sur une structure en deux parties une technique et artistique, mais les trois films que j'ai a traiter ont tous des sujets très différents, donc je vais rester sur un truc plus simple et personnel pour commencer. On verra par la suite si je fais un truc plus détaillé.

Bref voici mes critiques.

Spoiler

Je mettrai la critique du dernier film plus tard, faut que je me refasse un second visionnage ^^

Edité par Olaf Grosse Barbe le 21/06/2016 - 19:35


Portrait de Romano
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Gandahar de René Laloux.

Sur la planète Tridan, dans le pays de Gandahar vivant en harmonie depuis des siècles, une menace qui semble surgie de nulle part menace d'éradiquer toute vie sur la planète. Le conseil des femmes envoie un servant du nom de Syl enquêter et faire un rapport sur cette menace.

Il y a des oeuvres intemporelles qui défient le temps, malheureusement Gandahar n'en fait pas partie. Le poids des années se fait clairement ressentir sur ce film d'animation français réalisé il y a presque trente ans. Les personnages sont rigides, lents et les couleurs plutôt fadasses. Les scènes d'action prêtent à sourire tant elles paraissent molles. Même pour l'époque, Gandahar ne devait pas être un fleuron technique. La musique, omniprésente, offre quelques bons moments (notamment sur l'apparition de l'armée ennemie) mais ne casse pas des briques et semble elle aussi datée. Le doublage est assez plat également (hormis la voix du grand métamorphe). Quand on pense qu'à la même époque sortait Akira, il y a de quoi laisser songeur...
Cependant (et heureusement pour lui!), le film a quelques qualités qui peuvent faire oublier les défauts. La patte graphique, signée Philippe Caza qui a fait les beaux jours du magazine Métal Hurlant, a une identité propre qui donne au film un aspect visuel unique. Gandahar possède une faune et une flore originales ainsi que des us et coutumes qui lui sont propres. On pourrait assimiler la planète à une espèce de croisement entre l'univers d'Aquablue et celui de la planète Namek dans Dragon Ball. Une légère faute de goût cependant avec le grand métamorphe qui ressemble vraiment trop à un phallus. Une fois le rapprochement fait (ce qui va plutôt vite), on ne voit plus que ça. Certains costumes fleurent bons aussi la rétro-science fiction avec cet aspect à la Ulysse 31, mais c'est emblématique de l'époque et cela donne finalement un certain cachet.
Le scénario et les thématiques du film ne sont pas très originales, mais fonctionnent plutôt bien grâce à une certaine poésie et un certain onirisme. Parfois certains raccourcis sont regrettables, comme la romance entre le héros et l'héroïne, qui nait en 5 secondes chrono, mais rien de bien méchant. Au moins, on reste dans le vif du sujet. Le film a le mérite d'être efficace dans ce qu'il propose sans se perdre en conjectures inutiles. J'ai particulièrement bien apprécié les petites touches bien trouvées qui viennent ternir ça et là l'image idyllique de la société Gandaharienne, soulignant qu'une société n'est toujours idéale qu'en apparence.

En bref, pour apprécier aujourd'hui le film à sa juste valeur, il faut savoir passer outre ses défauts qui peuvent en bloquer plus d'un. Passé cela, il y a matière à passer un agréable moment sur cette invitation au voyage dans l'imaginaire.

Portrait de Mistimane
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A rejoint: 1 septembre 2011
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Re: [Jeu/Découverte] - TriMovies

Voici mon avis / "mini analyse" sur Cure de Kiyoshi Kurosawa (légers spoils et bourré de fautes):

J'aimerai d'abord remercier mon binôme, NicoNico, pour m'avoir fait découvrir ce film. J'ai vraiment du mal avec les films policiers/enquêtes en général, mais ce film est tellement grandiose dans sa mise en scène et ses personnages que j'ai tout de suite accroché. Un gros coup de cœur.

On suit l'histoire d'un inspecteur, nommé Takabe, cherchant à résoudre une série de meurtres étranges : chaque victime est marqué sur le cou par des lacérations prenant la forme d'un "X". Cependant le meurtrier (à chaque fois différent et retrouvé sur le lieu du crime) n'a q'un vague souvenir de la raison pour laquelle il a tué sa victime.
le véritable lien entre tout ces meurtres se trouve être Mamiya, un étudiant en psychologie à première vu amnésique utilisant l'hypnose pour suggérer des idées de meurtre à des inconnus.
Voilà pour les grandes lignes. Je reviendrai sur la relation entre les personnages et plus globalement le scénario, qui m'a bien plu, à la fin.

J'aimerais avant tout parler de la mise en scène de ce film qui est juste magistrale! Le travail abattu sur la notion de point de vu et de valeur de plan notamment et en parfaite harmonie avec les thèmes abordés. En effet, comme le personnage de Mamiya cherchant à pénétrer l'esprit de ses victimes, la caméra est placé de façon intrusive grâce, par exemple, aux nombreux sur-cadrages (image 1) et plans larges/semi ensembles (image 2) qui donnent cette impression de voyeurisme au spectateur.

image 1
image 2

De plus, ce parallèle entre les actions de Mamiya et la notion de point de vu et également visible dans les changements radicales de valeurs de plans. Si la plupart des séquences sont filmés en plan large et en plan séquence (voir en plan fixe), il peut arriver que des champs/contre champs en gros plan viennent bouleverser le découpage lorsque Mamiya hypnose sa victime. (image 3)

image 3

Et je pense qu'il s'agit d'une des plus grandes forces du film (et plus globalement du cinéma japonais) : cet économie du montage et des plans rapprochés. En effet, là où dans beaucoup de film le champs/contre champs va être utilisé systématiquement lors des scènes de discussions, ici, le cinéaste favorise des plans larges, fixes ou accompagnant les personnages pour ainsi créer des rapports de force entre les personnages beaucoup plus subtiles que par un simple champs/contre champs.
Prenons par exemple ce qui est pour moi la scène clé du film: Dans l'image 4, Takabe (à gauche du cadre) est montré, au début de cette scène, comme ayant l’avantage sur Mamiya. Cependant au fil de la discussion entre les 2 personnages ( et du fait que Takabe se confie à Mamiya) les rapports de force vont s'inverser (Takabe est "prisonnier" de Mamiya), le tout en un seul plan. (image 5)

image 4
image 5

Ainsi, cette mise en scène assez économe en apparence, se retrouve être extrêmement riche une fois qu'on y prête attention et permet une évolution fluide et compréhensible des personnages dans un même plan.

D'ailleurs, si le personnage de Mamiya bouleverse la mise en scène, c'est également lui qui fait évoluer les personnages. En effet, le personnage de Mamiya a une psychologie et des intentions qui m'ont beaucoup fait penser au Joker imaginé par Alan Moore; c'est un personnage au passé trouble qui n'a pour seul but que de faire tomber les masques et montrer qu'il sommeille un meurtrier chez chaque être humain, même chez le plus respectable d'entre nous. Le thème du masque que porte chaque être humain pour se fondre dans la société est exprimé notamment par Takabe à la fois un mari pour sa femme, un détective pour ses collègues mais étant au final ni l'un ni l'autre.
Ce thème est d'autant plus pertinent que la société japonaise favorise le bien être collectif aux désirs personnels. Chacun dispose de son rôle dans la société et il ne faut pas s'en démarquer.
Ici, Mamiya (représentant l'individu) est bien en opposition avec Takabe (représentant le peuple/ l'ordre collectif).

Je vais m’arrêter là, mais il y a encore énormément d’éléments dans le scénario/ dialogues à analyser (sans parler des dernières scènes qui sont ouf à ce niveau). Le film est réellement d'une grande richesse. Encore merci à Nico pour la découverte et Kaz pour l'idée du topic.

Edité par Mistimane le 22/06/2016 - 15:22